Les convois

Cette page retrace les aventures vécues par les membres d’Equinox chaque année à travers les convois en direction des Balkans. Revivez ces instants magiques à travers ces récits.

 Liste des convois :

CONVOI 2012

 

Le 7 octobre 2012

Hier, Equinox a confié les 666 kg de dons récoltés l’année dernière à Emmaüs Grenoble. Les dons en question seront donc transportés dans un 36 tonnes jusqu’à Sarajevo, où les Equinoxiens -convoyeurs les récupérerons et les distribuerons à nos partenaires locaux.

convoi

 

Départ du convoi Jeudi 25 Octobre à 17h30.

Cette année, le convoi ce sera :
1 véhicule
5 centres pour personnes handicapées à visiter
6 filles motivées
7 jours de convoi
19h de route de nuit
666 kgs de dons distribués
3 556 kms de route.
EQUINOX, POUR VOUS FAIRE VOYAGER !

 

Jeudi 25 Octobre 2012

17h30 : Devant l’Esdes, découverte du superbe véhicule qu’Arval nous a généreusement prêté : du confort dans chaque recoin, l’assurance d’un convoi en toute sécurité.

Photos, chargement et encouragements de nos camarades effectués, nous voici enfin sur la route pour les Balkans, après un an d’impatience et de préparation.

18h : Nous sommes donc 6 en voiture, heureuses de cette belle aventure qui nous attend.

21h : Nous arrivons à l’entrée du Tunnel de Fréjus. La présence de nombreux policiers nous étonne, mais nous rassure aussi. Néanmoins, leur regard impassible après que nous ayons tenté un peu d’humour nous rappelle le sérieux du convoi.

21h30 : Pause Repas. Il fait 5°C et l’idée du pique nique à l’extérieur ne parvient pas à nous séduire, malgré notre esprit d’aventure. Nous optons donc pour un pique nique dans le véhicule, assaisonné de rires et de détente.

22h : Nous reprenons la route. Louise au volant, Camille en copilote, pendant que les autres profitent de quelques heures de sommeil, utiles à cette longue nuit de route.

Turin, Milan, Venise, Trieste, frontière Slovène….
Les kilomètres et les heures s’enchaînent, chaque binôme de conductrices prends ses marques et se relaie. La nuit épaisse et brumeuse nous rapproche peu à peu de nos objectifs.

Vendredi 26 Octobre 2012

7h00 : Entrée en Croatie. Equinox vient de battre un record historique : douanes passées en à peine 8 minutes au lieu de nos 3h d’attente habituelles.
Nous avons alors une très grande pensée pour Emmaüs, grâce à qui le matériel a pu être transporté sans aucun encombre jusqu’à Sarajevo.

8h00 : Réveil en douceur autour d’un cacao mousse dans une aire d’autoroute Croate. Chacune y va de sa bonne humeur et de ses rires. Nous voilà rechargées.

8h20 : Remise en route dans un brouillard de plus en plus épais, qui nous empêche maintenant de rouler à plus de 80 km/heure.

10h30 : Passage de la frontière pour la Bosnie. Enfin.
Quelque part, nous ressentons toutes un soulagement, le sentiment que nous nous approchons véritablement du but.
Le brouillard laisse peu à peu passer les rayons du soleil. Sur la route nationale, la lumière dévoile les couleurs de l’automne mais surtout le contraste avec les maisons abandonnés lors de la Guerre, délabrées. Le crépis des murs fait place aux empruntes de balles et aux briques cassées. Ces premières impressions ne sont qu’un aperçu de ce qui nous attend.

Botte de foin à l'ancienne

Sur le chemin de Sarajevo notre regard s’arrête sur toutes les choses que nous ne verrons jamais en France, et qui font pourtant partie de leur quotidien : bottes de foin à l’ancienne, arrêt de bus en armature rouillée, des bunkers, découverte de supermarchés de type asiatique. Après une longue nuit d’autoroute, nous découvrons les voies rapides de Bosnie, plus qu’une demie heure et nous voici enfin à Sarajevo !
Une fois dans la capitale, nous avons tourner dans les rues étroites, délabrées et sombres. Heureusement, aujourd’hui était l’Aïd à Sarajevo. L’économie du pays était alors au ralentie nous permettant de trouver plus facilement une place pour notre véhicule et l’auberge située au milieu d’une grande rue piétonne.

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15h : Après s’être installées, nous avons erré dans les rues de la ville, munies de nos appareils photos et caméras. Nous avons capté de nombreux instants qui ont laissés des traces indélébiles 15 ans auparavant.

17h30 : Pendant notre repas du soir, nous avons discutés de longues heures avec notre serveur Davor, un jeune étudiant bosnien. Il voulait connaitre nos points de vues sur la Bosnie, son histoire et ses habitants. Selon lui, sa génération a tendance à être plus ouverte au mix de cultures dans le pays. Cependant, bien que vivants sur un même territoire, les communautés vivent côtés à côtés mais pas ensemble. L’éducation joue un grand rôle également d’où la nécessité de notre soutien à l’association d’OGBH. Le but est d’ouvrir la culture et la connaissance des jeunes à d’autres intérêts que la politique et la religion, très présente en Bosnie.

 

Samedi 27 Octobre 2012

9h45 : Départ de l’auberge après un petit déjeuner copieux à base de pain local. Nous décidons de prendre de la hauteur pour avoir une vision complète de la ville aux mille et un contrastes. Nous ne sommes pas déçues. A peine éloignée du centre ville à l’ambiance très européenne, les façades délabrées, les routes abimées et les voitures rouillées nous rappellent que la guerre est passée par là il y a peu.
Sarajevo étant dans une cuvette, il ne nous faut pas longtemps pour obtenir un large panorama à nous couper le souffle. Les mots nous manquent tant les sentiments se bousculent : émerveillement, pour le paysage que l’automne nous offre ; malaise, à la vue du contraste entre la ville moderne et les maisons délabrées ; émoi devant les tombes qui s’étalent à perte de vue et sur lesquelles de nombreuses familles se recueillent.

11h00 : Après s’être arrêtés pour voir les cimetières et avoir une vue d’ensemble de la ville, nous entamons notre descente des hauteurs de Sarajevo par des rues typiques. Ces dernières, trop étroites, cherchent à nous retenir. Il semble que la taille de notre véhicule en surprend plus d’un. Finalement touché par notre détresse, un couple vient à notre secours pour nous aider à manœuvrer.
Vingt minutes et trois virages plus tard, nous nous extirpons enfin des entrailles de Sarajevo. Nous nous mettons au route pour le Monténégro.

11h30 : Paysages superbes et très vallonnés tout au long de la route.

14h00 : Sortie de Bosnie. Le douanier actionne manuellement la barrière.

14h20 : Après une longue traversée du no man’s land, nous entrons enfin au Monténégro.

15h30 : Sortie de nulle part : un panneau indiquant « Pljevlja ».
Peu à peu, les habitations se multiplient. Nous sommes bel et bien dans une ville, reste à en trouver le centre ! Nous demandons alors notre chemin à une jeune femme qui nous explique dans un mélange de slave, d’anglais et d’allemand que le bâtiment de Zracak Nade se trouve à deux rues de là et que nous le reconnaitrons à ses couleurs vives. En effet, quelques rues plus loin, nous découvrons une maison jaune et verte : Zracak Nade (« le petit rayon de soleil »). Nous y voilà enfin !

15h45 : Ermina et Sehada Osmankadic nous ouvrent les portes du centre et nous offrent des rafraichissements. Quelques instants plus tard nous découvrons les chambres d’hôtel où nous sommes logées comme des princesses, une fois de plus.
Un thé à la menthe plus tard, nous retournons au centre où les enfants nous attendent. Il faut savoir qu’on est samedi et que le centre est habituellement fermé le weekend. Tous sont venus spécialement pour Equinox ! Ils nous invitent à se joindre à leur cercle afin de commencer des jeux de présentations et des chansons, tous faits à base de gestes simples et à l’unisson. Ces activités sont très importantes pour le développement de la motricité et de la coordination.
Grâce aux traductions d’Ermina, nous pouvons vraiment participer aux activités et ne manquons pas de leur apprendre « je mets le doigt devant » qui a un succès fou – notamment le boogie woogie.

19h00 : Tout le monde se rend au restaurant : enfants, bénévoles, et equinoxiennes. Un groupe de musique traditionnelle nous y attend. Les danses s’enchainent (Louise regrette d’avoir mis ses Moon Boots aujourd’hui) et les rires aussi. Nous nous rendons compte une fois de plus que la langue n’est pas une barrière.
Pendant le repas, constitué uniquement de viande et de pain, Ermina nous parle du centre : Ils ont presque autant de bénévoles que d’enfants. Et les bénévoles sont recrutés dès l’école primaire, ce qui peut paraître étonnant. Le but est en fait d’aider les enfants du centre à se développer, en les sociabilisant avec des jeunes du même âge.

21h00 : Les parents commencent à venir chercher leurs enfants. Le restaurant se vide petit à petit. Samir, un bénévole du centre, nous emmène faire des aller retours dans la rue principale, ce qui semble être l’activité typique des jeunes de Pljevlja.

22h30 : Nous rentrons à l’hôtel pour un repos bien mérité, la tête pleine de belles images. La journée du lendemain s’annonce prometteuse.

 

Dimanche 28 Octobre 2012

8h30 : Réveil dans le doute : a-t-on ou non changé d’heure au Monténégro ? Un petit SMS d’Ermina nous rassure, même ici on gagne une heure de sommeil !

11h15 : Départ avec 6 volontaires de Žracak Nade pour le pont Djurdjevica Tara, une fierté locale avec ses 365m de long et 172m de haut (900m selon certains volontaires).

12h00 : Arrivée au pont sous une pluie battante. Cela désole nos hôtes. Ce qui nous permet de nous rendre compte de leur générosité démesurée :
- Ils empruntent le parasol d’un petit commerce pour nous protéger de la pluie ;
- Dans la voiture, ils enlèvent tous leur manteau pour nous réchauffer ;
- On nous « ordonne » d’enlever nos chaussures pour nous réchauffer les pieds entre nos fesses et les sièges ;
- Sehada enlève ses chaussettes pour les donner à Camille qui a les pieds trempés ;
- Ils nous proposent 3 fois du thé pour nous réchauffer ;
- Ils mettent nos manteaux sur les radiateurs ;
- Ils nous emmènent une par une à la voiture pour pouvoir s’abriter sous le parapluie.
Ils sont tous terriblement désolés des conditions météorologiques et s’excusaient à répétition. Nous buvons ensuite un thé à Žabljak pour nous réchauffe. A cause de la pluie, nous n’avons pas pu voir le lac noir.
De notre côté, tout va pour le mieux car nous apprenons énormément lors du trajet, qui nous permet de discuter avec les volontaires :

Au Monténégro, le système scolaire est encore très influencé par la politique et la religion. Leur système scolaire ressemble au système scolaire anglais, c’est-à-dire que l’école commence à 6 ans et se termine à 18 ans. L’école primaire dure 9 ans, l’école secondaire (lycée) dure 3 ans. Beaucoup d’étudiants arrêtent après le lycée car les jeunes sont obligés de se rendre dans les capitales -Podgorica, Belgrade, Sarajevo…- pour étudier.
Par exemple, Samir qui étudie le journalisme à Podgorica a 3h de route à effectuer en bus ou en voiture, car il n’y a pas de train pour relier les villes entre elles. C’est pour cela qu’il ne rentre que très rarement chez lui. Il nous a d’ailleurs confié que cela l’attristait de ne plus pouvoir être aussi souvent présent au centre et que c’est pour cela qu’il ne fera pas de master dans cette voie.
Toujours à propos du système scolaire, Lejla, une autre volontaire, a ajouté que d’après elle le système scolaire français est meilleur car nous savons parler d’autres langues et que l’on nous pousse à voyager.
Selon nous, les étudiants du Monténégro sont beaucoup plus au courant de la géopolitique des pays voisins que nous ne le sommes. En effet, nous étudions principalement les grandes puissances, et non pas les régions comme les Balkans.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’apprentissage du français est très important pour eux, au même titre que l’espagnol pour nous.

Au niveau économique, il faut savoir que dans sa volonté d’intégrer l’Union Européenne, le Monténégro a adopté l’euro comme monnaie officielle. Malgré le fait que leur monnaie soient la même que la notre, leur niveau de vie est loin d’être le même. Samir nous a confié que le salaire moyen était de 300€. Ce qui est à peu près 4 fois inférieur au notre. Or, le coût de la vie ne reste que de 2 à 3 fois inférieures au notre, ce qui démontre un état de pauvreté important dans ce pays. Pour nous, tous les prix étaient dérisoires en comparaison à la France.
Tout ceci explique l’importance de la gratuité du centre pour les enfants handicapés sans quoi les familles ne pourraient pas survivre (coût du handicap + chômage).

Nous discutons avec les volontaires de leur volonté de venir en France.

16h00 : Ils nous déposent à notre auberge, nous avons toutes très faim. Nous décidons de manger une spécialité locale sur les conseils d’Ermina : la punjeta, un steak haché de bœuf fourré à la viande séchée et au fromage, dans du pain local. On se régale bien que cela soit une fois de plus un plat conséquent.

17h00 : On se retrouve tous à l’auberge pour aller visiter le monastère orthodoxe de Pljevlja et la mosquée la plus haute du pays. Dans les deux cas, nous sommes accueillies par les religieux qui nous proposent une visite guidée. A sa mort, Saint Sava a été mis dans un cercueil spécialement conçu pour lui. Dans un contexte de guerre, le cercueil a du être déplacé pour protéger la dépouille. Le cercueil étant trop lourd, les convoyeurs l’ont abandonné et lui ont fait des obsèques religieuses. A partir de là, toutes traces du cercueil ont été perdues par la congrégation. Quelques temps plus tard, un paysan a trouvé le cercueil sans en connaître l’origine. Il décida de s’en servir comme garde manger pour entreposer ses pommes. Il s’aperçu que malgré les saisons, les pommes restaient intactes. Longtemps, il profita de cette trouvaille. Quelques années plus tard, sa fille tomba malade. Il fit alors venir un prêtre qui guérît sa fille. Pour le remercier, il l’invita à manger et le prêtre, surpris de trouver des pommes en plein hiver, demanda l’origine de ce miracle. Le paysan, très fier, lui montra son garde-manger. Le prêtre reconnut alors le cercueil de Saint Sava. Il demanda au paysan de lui donner et ainsi le cercueil retourna au monastère.
D’après la tradition, passer sous le cercueil assure la bonne santé, nous passons donc chacune à notre tour dessous.

18h00 : Nous visitons une des plus belles mosquées du Monténégro. L’imam, grâce aux traductions d’Ermina, nous en explique le fonctionnement.
19h00 : Nous nous rendons au restaurant, la punjeta encore sur l’estomac, toujours avec les volontaires du centre. Au moment des repas, la quantité de nourriture nous surprend une fois de plus. Ermina nous explique que pour les monténégrins, chaque repas doit être pris comme si c’était le dernier. Par rapport à cela, chacun mange quand il le souhaite, au grès de sa faim.
Samir nous a raconté que chez lui, le temps du repas existe mais que personne ne parle à table et que la discussion se fait plutôt autour du čaj (thé) ou du kafa (café).

21h00 : Nous sortons du restaurant. Tout le monde rentre à l’exception d’Ermina que nous raccompagnons, de Samir, de Nemanja et de Snezana (d’autres volontaires du centre). Nous marchons dans la rue principale pour quelques allers-retours avant d’aller boire un thé et un chocolat chaud (solide) typique dans un bar très moderne.

22h30 : Nous rentrons à l’auberge pour un repos bien mérité.

 

Lundi 29 Octobre 2012

7h: 2nd réveil à Pljevlja, petit déjeuné à la française dans la chambre après notre fameux « nana caj ».

8h30: chargement de la voiture puis nous nous rendons au centre pour notre dernière matinée avec nos amis. Nous sommes accueillies pas Svetlana, la directrice du centre, ainsi que les employés (psychologues, orthophonistes, physiothérapeutes, …). Au programme, nous visitons les différentes pièces du centre tout neuf et bien équipées:
• Salle de jeux et de rassemblement avec les jeunes
• Toilettes adaptés aux différents handicaps
• Salle de sport pour faire travailler ses muscles et son cardio
• Salle d’orthophonie avec jeux venant d’Equinox
• Salle d’atelier et d’art plastique. Nous avons été impressionnées par la capacité artistique et la beauté des objets crées par les enfants. Dans cette salle nous avons pu décompter les dons que nous leur avons fait. Nous avons eu le regret de découvrir qu’il manqué au moins trois fauteuils roulants.
• Cuisine pour les bénévoles
• Salle de relaxation pour les enfants avec les plus grandes difficultés mentales et physiques. Cette salle été équipée d’appareils rendant l’habitacle très calme et relaxant ( musique, jeux de couleurs, coussins vibrants, …)
A la suite de cette visite nous avons pris un café dans le bureau de Svetlana qui nous a expliqué l’organisation des dossiers de chaque enfant. Nous avons pu échanger nos impressions sur le centre et avons émis l’idée du projet de faire venir les volontaires en France dans les prochaines années. Nous avons eu la chance aussi de faire la connaissance d’une ancienne bénévole de Handicap International qui a longuement vécu à Lyon, siège social de l’association. Elle nous a vraiment remercié de ce que nous faisions pour le centre et nous encourage vivement à continuer nos relations devenues vraiment amicale.
Nous avons eu la chance ensuite de partager une heure avec les enfants, nous avons partagé des jeux, principalement de mémoire et de gestuelles, et des chansons locales tous ensemble. Nous avons été très touchées par les sourires des enfants et de leur participation à tout ces jeux et nous nous sommes rendu compte de l’importance du simple fait d’échanger.
Peu de temps avant notre départ nous avons visionné les vidéos de leurs nombreux spectacles à Potgorica. Ces évènements démontrent bien la volonté à être présents et visibles dans la société et aux yeux de tous. Ces vidéos étaient très touchantes.
Une fois de plus nous avons été frappées par leur générosité. En effet six petits paquets avaient été préparés à notre attention: une magnifique écharpe, un tee-shirt de volontaires du centre, un aimant fabriqué par les enfants ainsi qu’un bloc note avec une couverture en cuir. En plus de cela, les membres du centre nous avaient mis de coté des sacs de nourriture locale et de boisson. Autant dire que nous étions très gênées et émues à la fois.

12h30: départ déchirant du centre pour Rudo, nos tête remplies de merveilleux souvenirs et de partage. L’activité humanitaire à pris tout son sens ce week-end là !

12h50: passage de la frontière Serbe. Nous avons la preuve que les fenêtres du véhicule sont très propres, peut-être trop selon Aude qui se tape la main contre la vitre pour récupérer les passeports !
Le long de la route tout les panneaux sont en cyrilliques ce qui rend la lecture impossible pour 6 jeunes filles latines ! Heureusement, à la seule vue de notre véhicule, les policiers étaient capables de nous indiquer la bonne route à suivre! Comment? Cela reste un mystère!

14h40: Nous voilà arrivées à Rudo, petite ville enfouie dans les montagnes du pays. Nous ne savons pas où nous rendre et demandons conseil aux officiers de police. Ces derniers ne parlent ni français, ni allemand, ni anglais. Bien que la langue ne soit pas une barrière, elle reste quand même bien utile en cas d’incompréhension! About de quelques minutes d’échanges par gestes, un passant, apparemment ami de Ilija l’appel. C’est sa maman, Miléna, qui nous accueil et nous montre son bureau. Le centre Nada Rudo se situe dans l’ancien hôpital de la ville. Il fait froid, le bâtiment fait ressortir des pièces vétustes et abîmées par les années. Miléna nous invite ensuite à prendre un verre dans un bar en attendant Ilija. Nous discutons alors avec un de leur ami, professeur d’anglais, qui fait office d’interprète entre Miléna et nous même. Ilija et sa sœur nous rejoignent et nous commençons la visite du centre. Le centre est composé de 40 enfants dont 8 qui viennent tout les jours, ils ont entre 11 et 32 ans. Tout les enfants ne peuvent pas venir chaque jour car certains habitent à 40 km du centre. Les enfants ont des handicaps mentaux et physiques. Beaucoup des parents sont au chômage, ils vivent avec 35€ par mois. Le centre est composé de 3 pièce, il n’y a pas de chauffage, la sale de sport est une ancienne salle de radiologie. Le centre est financé par la municipalité et les projets. On observe beaucoup de pauvreté, ils ont besoin de chaises roulantes, d’instruments de musiques et d’instruments de sport. Pour s’occuper des 8 enfants il y a 3 professionnels employés par la municipalité. Pour se faire connaitre le centre fait du porte à porte.

Le soir: nous sommes accueillies dans la famille d’Ilija. La maison est typique, grande, il y a un poêle dans le salon pour la chauffer. 3 thés chacune, 1 jus ‘orange, des curly, … un accueil de rêve !

19h: Nous allons au restaurant, la famille a déjà mangé. Ilija ne mange pas mais nous accompagne. Le repas est excellent ! Nous buvons un thé près du feu en discutant sur les différences entre lafédération et la Republika Srpska.
Rudo se situant dans la Republika Srpska, Ilija ne considère pas le General comme un héro, à cause des vidéos que certains serbes faisaient passer sur internet.
Nous retournons chez Ilija pour nous coucher, frigorifiées, vers 22h.

 

Mardi 30 Octobre 2012

9h00 : Réveil difficile à cause du froid, neige sur les cîmes. Nous descendons pour prendre le petit-déjeuner. Un déjeuner typique, qui dit typique dit copieux. Nous découvrons le fameux « burek », feuilleté à la viande, accompagné de fromage blanc liquide, de beignet chocolat et framboise, d’œufs, de confiture maison, de pain, de fromage/beurre, de café et de thé. Nous ne savions plus où mettre les couverts.

10h00 : Direction le centre Nada Rudo. Nous rencontrons les enfants et partageons avec eux une activité créative : modélisation de Bob L’éponge en argile. Parmi ces enfants, nous échangeons avec Marco -14 ans- handicap mental ; Dean -20ans- maladie dégénérative ; Dragolub -11ans- retard mental léger…

11h30 : Après échange de photos et de souvenirs, nous reprenons la route pour Sarajevo avec émotion.

14h00 : Arrivée à Sarajevo, Almin nous donne rendez-vous à 16h, il nous reste donc deux heures pour visiter les hauteurs de la ville. Malheureusement, lors de la montée d’une rue, notre frein à main et la faible expérience de Louise au volant ont raison de notre frein à main. Après un rapide check-up par un habitant de Sarajevo, qui a l’air de dire que tout parait normal, nous décidons donc de rentrer sagement à l’auberge.

16h00 : Vahid, un ami d’Almin, nous retrouve à l’auberge pour aller boire un « čaj od nana » dans un bar à shisha turc. Ces quelques heures passées avec lui nous ont encore appris beaucoup sur cette région que nous découvrons jour après jour. Nous abordons le sujet de la guerre afin de mieux comprendre cette situation complexe. Nous réalisons alors que la guerre a fait plus de 100000 morts, dont de nombreux enfants car les forces armées serbes ont bombardé les crèches, les maternités et les monuments historiques. Tant et si bien qu’en 1995, il ne restait que des ruines à Sarajevo. C’est la première fois qu’une guerre a ainsi exposé des civiles.
Nous revenons sur le sujet de l’éducation et de la tolérance, comme au Monténégro, des tensions se font ressentir entre les trois communautés (croates, serbes et bosniaques). Par exemple, une école de campagne possède deux entrées, une entrée pour une communauté.
On en apprend plus aussi sur l’organisation politique et administrative du pays. Celui-ci est divisé en deux entités, quasi indépendante : la « Fédéracion Bosna i Hercegovina » dans laquelle se trouve Sarajevo, et la « Republika Srpska ». Chaque entité possède son propre gouvernement et son propre budget. Néanmoins il existe tout de même un conseil national avec trois présidents (un de chaque communauté), celui-ci gère la politique extérieure du pays.
18h00 : Almin nous rejoint enfin, c’est un grand plaisir pour toutes de le rencontrer. De son coté, Almin tourne la discussion vers le convoi. Nous parlons notamment de la pauvreté qui se trouve à Rudo (Republika Srpska) et de la pauvreté qui y règne. Almin nous indique connaître un centre à Goražde, juste à coté de Rudo : un nouveau partenariat se profile.
Nous parlons ensuite du général et de la déception de ne pas pouvoir le rencontrer. Almin accepte alors de nous parler d’OBGH, l’association du général pour les orphelins de guerre. Nous apprenons par exemple que l’association aide aujourd’hui 500 jeunes sur toute la Bosnie, ce qui représente 25000 euros par mois. Ces jeunes ont en effet besoin de bourse d’étude car la perte d’un de leurs parents, pendant la guerre, rend l’accès à la scolarité très difficile.

20h00 : Almin doit partir et nous conseille une brasserie très connue à Sarajevo.
23h00 : Retour à l’auberge et préparation pour une bonne nuit de sommeil en vue de la grande journée de route du lendemain.

 

Mercredi 31 Octobre 2012

9h00 : Départ de Sarajevo sous une épaisse brume. Dernier regard pour cette ville qui nous a tant appris. Le panneau de sortie de Sarajevo marque la fin du convoi, encore une belle page qui se tourne dans l’histoire d’Equinox. Nous avons toutes le cœur lourd mais l’idée que de nombreux autres Equinoxiens prennent la relève nous redonne un franc sourire.

16h30 : Bien arrivées à Ljubljana.

Jeudi 1 Novembre 2012

Equinox is back to France. We thank Zracak Nade, Nada Rudo, Almin and Vahid for how great they are, and everything they let us discover. We will never forget you dear friends, this is not an end, we promise !

 

CONVOI 2011

Le départ

Le samedi 5 février au matin, nous partirons pour un convoi de 8 jours dans les Balkans.

C’est ici que vous pourrez nous suivre en temps et en heures dans notre périple : nous tiendrons un carnet de bord quotidien, afin de retracer l’itinéraire du convoi.

 

Samedi 05 Février 2011

Ca y est ! Nous sommes arrivés a Ljubljana !

Pas de retard, ni d’imprévus : le convoi commence en beaute. Le temps du trajet nous a permis de reserrer davantage les liens entre les membres de l´equipe, et c`est dans la bonne humeur et sous le soleil que nous avons traverse l`Italie de bout en bout, pour terminer la soiree autour d`un verre a Ljubljana.

Mais demain est un autre jour…

Dimanche 06 Février 2011

Oups ! Un petit incident technique a effacé par erreur notre première édition… Nous allons recapituler brievement, même si ce ne sera pas aussi bien que le premier jet écrit sur le vif.

Ce dimanche-là nous avons roulé de Ljubljana a Sarajevo, non sans rencontrer certains problèmes à la douane de Bosnie… En effet, nous n’avions pas l’original de la carte grise du minibus : la loi française ne le permet pas en règle général. Seulement voilà, il est impératif de posséder les originaux pour passer en territoire bosnien ! Nous avons vaguement tenté de négocier, mais malgré notre parfaite maîtrise de l’Allemand nous avons du trouver une autre solution. Nous sommes donc retournés à l’aéroport de Zagreb pour louer un autre minibus.

Cette étape s’est terminée dans la bonne humeur grâce à notre bonne organisation et notre travail en équipe! La radio locale et les devinettes de Gwenn nous ont tenu éveillés sur la route… petite parenthèse, l’état des routes bosniennes a également contribué à nous maintenir éveillés, car nous étions plutôt secoués ! Nous avons enfin retrouvé notre contact en Bosnie vers 23h.

Lundi 07 Février 2011

Au programme : petit reperage des lieux.

Sarajevo n`est pas une grande ville, mais elle compte plus de 100 mosquees!
Entendre l`appel a la priere nous a plutot surpris. C`est un environnement tres different; le tramway a plus de trente ans et l`architecture oscille entre les styles oriental et europeen. Nous avons apercu des tombes ottomanes dans un cimetiere transforme en parc. A cote se trouvaient les sepultures d`enfants tues entre 1991 et 1995.
Nous avons aussi constate que Gustave Eiffel avait construit plusieurs ponts a Sarajevo… Une etrange ressemblance avec la Tour Eiffel.

Après une balade sur les hauteurs de Sarajevo, nous avons pu goûter la spécialité locale: le Čevapcici. L’équipe se repose maintenant devant le Superbowl… Notre auberge est très conviviale !

Mardi 08 Février 2011

Nous avons rencontre le general Jovan Divjak, une grande personnalite non seulement a Sarajevo mais aussi dans toute la Bosnie. Il parle tres bien francais et a cree l`association OGBH – Obrazovanje gradi Bosnia i Herzegovina, que l`on peut traduire par L`education construit la Bosnie. Cette association aide notamment les jeunes a faire des etudes en leur donnant des bourses. Vous pouvez visiter leur site ici !

Le general nous a explique la situation de la Bosnie depuis 1945 de son point de vue; il a en effet vecu le siege de Sarajevo pendant la guerre, soit 44 mois. Il etait commandant de l`armee bosnienne dans la ville. Aujourdhui, il se consacre a son association et mene de nombreux autres projets en parallele, avec des associations francaises.

Nous avons decharge les ordinateurs destines a OGBH puis nous sommes alles au centre Oaza, qui accueille des personnes handicapees de tout age. Ici, ils pratiquent toutes sortes d`activites manuelles (tricot, collage, dessin, bougies). Leurs oeuvres d`art sont ensuite vendues et permettent entre autres de financer les projets du centre. Pour la Saint-Valentin, ils ont fait des petites bougies en forme de coeur…

Ces personnes handicapées sont vraiment talentueuses dans ce qu`ils font. Nous avons ete touches par leurs chansons lors de l’atelier musique, et avons voulu les remercier… en chantant « Aux Champs Elysees »!

Le soir, Almin et sa femme nous ont rejoints à l’auberge de jeunesse pour un bon ptit repas français !

Mercredi 09 Février 2011

Aujourd`hui, l’équipe se rend a Bugojno, au Sud de la Bosnie. Nous prenons trois heures pour y aller car les routes de montagne sont trop etroites et dangereuses pour pouvoir depasser les camions…
La directrice de l`association Leptir nous accueille chaleureusement avec un relativement bon anglais, quoi qu’elle en dise. Leptir est en fait une ecole pour les enfants en difficulte mentale et /ou physique; ils assistent a des cours comme dans les autres ecoles, a savoir geographie, histoire, langues… mais qui sont adaptés a leurs besoins. Les deux professeurs sont secondés par des benevoles. L’école accueille une trentaine d`enfants mais projette de s’agrandir.

Nous apprenons beaucoup de choses avec la fille de la directrice, Mia, qui parle anglais. Elle nous confirme ce que nous savons deja : les personnes handicapées sont quasiment ignores par les autres, la Bosnie ne prevoit aucune infrastructure adaptée a leurs besoins. Certes, Equinox tente d’aider à sa maniere en apportant du materiel, mais ça parait si petit compare a tout ce qui pourrait être fait ! La directrice nous explique que les enfants qui sont a Leptir font d’énormes progrès, et qu’il est vraiment necessaire de developper plus de centres pour eux, et pour ceux qui n`ont pas les moyens financiers et techniques d`y emmener leur enfant.

Apres un dejeuner sur le pouce (vache-qui-rit sur pita, le tout assaisonne de quelques chips, un vrai delice), nous partons en balade dans la petite ville de Bugojno. Le soleil est au beau fixe, comme tous les jours depuis que nous sommes partis de Lyon !

Nous repartons de Bugojno avec un cadeau : des petits pin`s en forme de papillon fabriqués par les enfants. Leptir signifie en fait papillon en bosnien, et c`est l’emblême de l`association.

Pour le chemin du retour, nous passons par une route un peu plus « pittoresque » et rejoignons un village médiéval. Mais toute l’équipe était fatiguée; nous étions impatients de nous poser à l’auberge de jeunesse pour souffler un peu.

Jeudi 10 Février 2011

Nous quittons Sarajevo, sa brume matinale et ses embouteillages… Un dernier regard vers les bâtiments criblés de balles, et nous voilà dans les montagnes. De Sarajevo à Rudo, une petite ville de 2000 habitants à la frontière bosnienne, les paysages sont magnifiques. Des fjords à la bosnienne…
C’est la première fois qu’Equinox se rend à Rudo. Almin nous a mis en relation avec le centre « Nada Rudo », qui s’occupe de personnes handicapées. C’est une association mais aussi et surtout une école ; elle accueille 26 enfants en tout. Nada signifie espoir, en bosnien. Nous avons remarqué que depuis le centre Oaza à Sarajevo, personne n’avait mentionné le mot « handicapé » On utilise plutôt le terme de « children with special needs ».

Malgré le léger retard pris sur les routes, Equinox est très bien accueillie à Rudo : Ilija et un ami qui parle anglais nous proposent un petit apéro avant de nous faire visiter le centre. L’école est dans un ancien hôpital. Mylena Kujundzic a créé ce centre car son plus jeune fils a des problèmes physiques. Ilija est l’autre fils de la directrice, il travaille au centre. Nous déchargeons les cartons dans leur salle de jeux, avec une organisation digne des déménageurs professionnels ;)

Mylena nous explique que le centre a besoin de toute sorte de matériel, notamment des ordinateurs. Quand nous arrivons dans le « bureau » du centre, nous découvrons des tableaux, dont certains sont peints par les personnes du centre. A notre grande surprise, elle nous demande de choisir un tableau pour nous remercier !

Apres avoir déposé les cartons, nous allons boire un verre. Les gens sont vraiment sympas, tellement serviables que nous avons du mal à nous en aller. Nous parlons beaucoup, de la vie à Rudo, du centre, d’un camp de vacances organisé cet été avec les enfants handicapés. D’ailleurs, Equinox est invité à venir ! Marie apprend que le cousin d’Ilija est en ce moment à Sarreguemines, où elle habite… C’est là qu’on se rend compte que le monde est vraiment petit. On a beau être à côté de la Serbie, à plus de 2000km de la France, et on arrive à surmonter la barrière de la langue pour parler de joueurs de foot…

Nous promettons de revenir bientôt, peut-être cet été au Summer camp, et nous partons vers le Monténégro après avoir échangé nos adresses Facebook. Pour aller à Pljevlja, ville monténégrine, nous décidons de traverser la Serbie car c’est nettement moins long que de longer la frontiere par la Bosnie.

A la frontière monténégrine, nous devons payer la « taxe écologique ». Personne dans le groupe n’a jamais entendu parler de cette taxe, c’est assez comique… Est-ce réellement en vigueur dans ce pays ? Mystère…

C’est à Pjlevlja que nous visitons le dernier centre, Zracak Nade. Il fait froid, nous avons faim, et nous sommes accueillis avec des petits gâteaux, après avoir enfilé des chaussons trèèès confortables :) Que demander de plus ?!
Le centre est très grand, coloré, et certaines pièces sont neuves. Il faut dire que c’est la seule association au Monténégro qui est aidée par la municipalité ! La Mairie la subventionne à 50%.

Nous y avons passé une soirée inoubliable, avec les membres du centre et les enfants. Nous avons chanté (faux, parfois), joué et fait moultes photos ( il faut dire que les hommes de l’équipe ont eu un succès fou ^^) Après les adieux aux enfants, nous avons mangé dans le petit restaurant tenu par le cousin de Samir. Au menu : des plats typiquement monténégrins… Un GRAND merci à tous pour ce moment unique !!!

A notre agréable surprise, l’association Zracak Nade nous a offert la nuit dans un hôtel.

Vendredi 11 Février 2011

Lever difficile, à cinq heures du matin… L’équipe se sépare en deux groupes : Marie, Corentin et Thomas restent au Monténégro pour passer la matinée avec les enfants, et le reste du groupe rentre à Zagreb, car le minibus doit etre rendu à la location avant 18h.

Mais ces derniers jours étaient trop beaux pour durer : il fallait qu’un imprévu survienne ^^ Nous nous sommes rendus compte une fois en Bosnie que nous avions gardé par erreur dans le minibus les papiers de la camionnette – oui oui, celle qui était encore au Monténégro. Et… sans papiers, impossible de passer les douanes !! Le minubus décide donc de faire demi-tour et de déposer les papiers à la douane du Monténégro pour les autres. Malgré tout, nous avons bien rigolé pendant l’aller-retour, et lorsque nous avons du expliquer au douanier pourquoi nous voulions laisser des papiers à la frontière pour la camionnette qui passerait plus tard… Sacré barrière linguistique, cette affaire. Déjà que la situation était complexe, il fallait en plus l’expliquer dans un anglais / allemand approximatif, avec quelques mots bosniens que nous avions appris en chemin ! Les douaniers ont finalement accepté de garder les papiers; ils étaient certes plus compréhensifs et aimables qu’à la frontière bosnienne…
Nous aurions quand même dû rester ensemble au Monténégro pour profiter encore de la compagnie des enfants (trop attachants !)…
Finalement, nous sommes arrivés en retard à Zagreb, du coup l’agence de location du minibus nous a compté un jour hors-forfait. Mais les charges de nettoyage n’ont pas été comptabilisées !! Etonnant, vu que le minibus était couvert de boue, de poussière et de tout ce qu’on avait ramassé sur les routes bosniennes…
L’équipe s’est retrouvée au complet dans une auberge de jeunesse de Zagreb, le Funk Hostel ;) Dernière soirée autour de pates carbonara, MERCI les cuistots !

Samedi 12 Février 2011

Le retour !
Nous avons laissés une trace d’Equinox sur les murs de l’auberge, un petit mot qui se perdait dans les milliers de tags. Un PV souvenir nous attendait sur le pare-brise de la camionnette…

Le trajet s’est bien passé, quoique… un peu long… Les talkies-walkies n’avaient plus de batterie au bout d’un moment, la communication était plutôt difficile. Un appel de phare = on s’arrête à la prochaine station service ! Il faut dire que nos quatre chauffeurs devaient être pas mal crevés après 7 jours de route, dans les situations les plus extrêmes ! Les routes de Bosnie, c’est pas du gâteau.

A Bron, l’équipe a fait briller la carrosserie des deux camionnettes avant de rentrer :)

Bilan :

Ce voyage humanitaire a été une expérience unique.

Cohabiter avec des personnes géniales pendant 8 jours, découvrir des caractères totalement différents de ceux qu’on connait dans le cadre des cours à l’Esdes… Elargir nos horizons, avec une petite impression d’avoir traversé l’Europe, toutes ces douanes et ces kilomètres… Découvrir la situation post-guerre des Balkans et les difficultés rencontrées par les centres pour handicapés, qui ont du mal à se faire reconnaitre par l’Etat. Surmonter des petits imprévus avec brio…
Equinox a réussi son convoi, on peut le dire maintenant !

Un grand merci à tous, à notre chère présidente qui a accepté de nous emmener dans les Balkans et qui nous a supporté quand on était insupportables, merci à ceux qui nous ont permis d’organiser ce voyage (oui, toi, acheteur de gauffres à l’Esdes, tu fais aussi partie du lot !)
Et surtout, MERCI à toutes les personnes que nous avons rencontré dans les Balkans ! Vous nous avez envoyé du rêve, et des souvenirs inestimables…
Nous reviendrons !
La bise equinoxienne !